Choisir son Intercom Moto
Bien choisir son intercom moto n’est pas toujours chose aisée au vu de tout ce qui existe sur le marché.
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Avant d’arrêter son choix, il faut se poser la question de base, valable pour l’achat de tout produit, d’ailleurs : à quel usage est-il destiné? Selon le type de parcours que l’on effectue, on optera pour un modèle plutôt qu’un autre. Pour de courts trajets ponctuels, un modèle basique peut s’avérer suffisant, alors que, si l’on avale régulièrement un grand nombre de kilomètres, le confort de l’oreillette fait partie des critères incontournables. Etes-vous un conducteur tranquille ou flirtez-vous souvent avec les limitations de vitesse? Dans ce cas il vous faudra tenir compte du volume de votre intercom. Est-il destiné simplement à converser avec votre passager ou à échanger avec d’autres motards? Là interviendra la notion de filaire ou de bluetooth.
Abordons d’abord les intercoms filaires. Pour choisir son intercom moto en toute connaissance de cause il faut savoir qu’à la base le filaire est limité à la conversation entre conducteur et passager. Il existe toutefois la possibilité d’ajouter, en option, un émetteur-récepteur pour communiquer entre motos. Prenons un modèle précis pour exemple.
- ALBRECHT AE500 : micro et haut-parleurs fixés dans chaque casque et raccordés au boîtier suffisamment compact pour tenir dans une poche ou un sac ; ce dernier est alimenté par des piles lui assurant de 24 à 48 heures d’autonomie ; prises supplémentaires prévues pour raccorder un baladeur, un gps ou une radio externe permettant de communiquer entre motos. Il est équipé d’un filtre anti-bruit efficace vis-à-vis des bruits de vent, ainsi que d’une radio Fm intégrée. Il offre l’avantage d’une utilisation simple, avec des câbles standard. De plus, lors de l’utilisation d’un mp3 ou de la radio, la musique s’abaisse quand on parle. Par contre, le branchement des câbles est peu pratique d’où un fil flottant au vent quand il n’y a pas de passager et il s’avère à l’usage que le boîtier est non étanche.
Avec l’évolution des technologies, le motard a de plus en plus tendance à choisir son intercom moto dans la catégorie bluetooth. De nombreuses marques proposent des produits plus ou moins performants, mais quatre d’entre elles tiennent le haut du pavé : Airoh, Nolan, cardo et cellular line. Voyons un exemple de ce que nous propose chacune d’entre elles.
- casque Airoh SV55-S2009 + kit bluetooth intégré au casque ; avec un seul bouton de commande, on peut communiquer avec le passager (équipé du même système) ou se connecter à d’autres appareils ; on peut donc répondre au téléphone portable ou suivre les indications d’un gps sans enlever son casque.
- N.COM bluetooth kit Nolan : permet de communiquer avec un casque Nolan équipé du basic kit ; connexion avec un portable bluetooth, à un baladeur ou un mp3, à un navigateur gps, etc…
- Cardo : fabricant du Scala Rider, Scala FM et Scala Rider Teamset ; système permettant la conversation entre passager et pilote et la connexion aux portables équipés bluetooth ; s’adapte aux casques jets et intégraux ; commande vocale et usage mains libres.
- Cellular Line : son dernier né est l’interphone F4, totalement imperméable, permettant le couplage avec téléphones mobiles, systèmes GPS, lecteurs audio… La forme des commandes permet l’accessibilité à la conduite avec gants.
A préciser que la portée pour les conversations de moto à moto est variable selon les modèles ; le maximum à l’heure actuelle est d’environ 500 mètres, mais c’est une bonne chose qu’elle ne soit pas plus étendue : les risques d’interférence avec d’autres motos sont ainsi limités et gardent un caractère personnel à vos échanges.
Cette petite présentation montre que les caractéristiques techniques des divers modèles sont assez proches les unes des autres, surtout dans la gamme bluetooth. De plus, les technologies avançant à pas de géant, un produit qui semblait très en avance il y a encore quelques temps est aujourd’hui totalement dépassé. Pour choisir son intercom moto, il faudra donc se fier essentiellement à l’usage que l’on entend en faire et à la réputation de sérieux de certaines marques. Quelques points, cependant, ne doivent pas être négligés : si l’on circule dans une région pluvieuse, le choisir étanche plutôt que simplement résistant à l’eau ; opter pour l’activation vocale qui est un gage de sécurité ; porter une attention particulière au filtre anti-bruit, très important à partir d’une certaine vitesse ou en cas de grand vent ; s’assurer que la prise d’entrée auxiliaire est compatible système GPS.
Dernier critère à prendre en compte : certains systèmes se fixent sur le casque, d’autres sur la moto elle-même et c’est le poids du système qui vous guidera car, s’il est trop lourd, il n’est pas vraiment idéal pour le casque. Munis de ces quelques conseils, le motard que vous êtes n’a plus qu’à se mettre en chasse pour bien choisir son intercom moto.